jeudi 17 janvier 2013
avinews
Synthèse Wetlands International 2012
Le dénombrement des oiseaux d'eau coordonné à la mi-janvier 2012 représentait la 46ème opération de ce type menée en France. Ce suivi des zones humides du pays se poursuit sans discontinuer depuis 1967. Il repose sur la contribution régulière de plus d’un millier de participants émanant de plus d’une centaine de structures différentes que nous tenons à les remercier pour leur enthousiasme et leur participation ! Plus de 1500 sites regroupés en 429 secteurs fonctionnels ont été prospectés.
1.302.543 anatidés et foulques ont été dénombrés à la mi-janvier 2012. On observe une stagnation des effectifs d’oiseaux d’eau par rapport à l'année précédente. Contrairement à 2011, les afflux d'oiseaux d'eau ont été peu marqués en raison des conditions climatiques clémentes qui prévalaient lors des comptages.
Des effectifs relativement faibles de Tadornes de Belon, de canards plongeurs et marins ont été notés, de même que de cygnes et d'oies. En revanche, les nombres de Bernaches cravants à ventre sombre, de Canards chipeaux, de Canards colverts et de Sarcelles d'hiver ont été relativement élevés.
Pour plusieurs oiseaux d’eau, la France accueille une forte proportion de l’effectif des régions biogéographiques concernées (NW Europe et W Méditerranée). Plusieurs localités atteignent le seuil d’importance internationale (1% de la population biogéographique estimée) pour les espèces suivantes : le Canard souchet (10 sites), le Fuligule milouin (7 sites), le Canard chipeau (5 sites), le Canard pilet (6 sites), le Tadorne de Belon (8 sites), la Sarcelle d’hiver (6 sites) et la Bernache cravant à ventre sombre (11 sites).
L’importance du réseau des zones humides de l’hexagone se confirme par le fait que 30 sites ont atteint ou dépassé au moins un des seuils numériques des critères Ramsar fixant leur importance internationale.
La synthèse « anatidés et foulques dénombrés à la mi-janvier 2012 » est téléchargeable sur le lien suivant :http://www.atlas-ornitho.fr/index.php?m_id=214

posté par Nidal Issa
mardi 12 juin 2012
avinews
plaquette Anatidés-Limicoles en France
A l’occasion de la 5ème rencontre des parties de l’AEWA qui s’est déroulée du 14 au 18 mai dernier à La Rochelle, la LPO et l’ONCFS ont édité une plaquette d’information qui présente en avant-première les résultats des différents suivis dont font l’objet les anatidés et les limicoles au niveau national.
Cette plaquette est disponible en téléchargement au lien ci-dessous ou dans l'onglet Information-Documents à télécharger.
N. ISSA

posté par Nidal Issa
mardi 12 juin 2012
avinews
Statut de la Chouette de Tengmalm Aegolius funereus dans le massif vosgien au début du XXIème siècle
En France, la Chouette de Tengmalm niche dans les massifs des régions montagneuses (Vosges, Jura, Massif central, Préalpes, Alpes, Pyrénées) et les principaux plateaux de l'Est (Ardennes, plateaux lorrain, champenois et bourguignon, Morvan).
L’analyse des 533 données collectées dans le massif vosgien entre 2000 et 2009 permettent d’identifier 129 territoires occupés : 21 dans les Vosges du Nord, 35 dans les Vosges moyennes et 73 dans les Hautes-Vosges.
L’aire de répartition de la Chouette de Tengmalm a peu évolué par rapport à la précédente synthèse datant de 1988. Cependant, les effectifs sont fluctuants d’une année à l’autre, rendant la fourchette d’estimation de la population de l’ensemble du massif vosgien assez large : entre 20 et 100 couples.
Source : MULLER Y. (2011). Statut de la Chouette de Tengmalm Aegolius funereus dans le massif vosgien au début du XXIème siècle . Ciconia 35 (2) : 49-62.
Photo : Gaëtan Delaloye

posté par Nidal Issa
mardi 12 juin 2012
avinews
Première preuve de nidification de la Chevêchette d’Europe Glaucidium passerinum dans les Vosges moyennes. Quelques données sur le comportement et le régime alimentaire.
Jusqu’à la fin de 20ème siècle, les observations de Chevêchette d’Europe dans le massif vosgien ont toujours été exceptionnelles et aucune reproduction n’y a été prouvée. En 2002, un premier couple nicheur est découvert dans les Vosges du Nord.
Dans les Vosges moyennes, le premier contact avec l’espèce a lieu en 2008. 2 oiseaux y sont entendus au printemps puis un sur le même site à l’automne suivant. En février 2009, un chanteur est de nouveau entendu au même endroit. En mars, le couple est localisé : il occupe une ancienne cavité de Pic épeiche dans un sapin. Le déroulement de la nidification est suivi tout au long du printemps : 4 jeunes volants sont finalement observés en juin.
L’étude du régime alimentaire par des observations directes lors de l’apport ou du dépeçage des proies indique une majorité de rongeurs (Mulots et Campagnols) lors du nourrissage au nid puis d’oiseaux suite à l’envol des jeunes chevêchettes (Troglodyte mignon, Mésanges noire, nonnette, à longue queue, Accenteur mouchet).
Source :
BERGER J.-M & SAINT-ANDRIEUX J.-P. (2011). Première preuve de nidification de la Chevêchette d’Europe Glaucidium passerinum dans les Vosges moyennes. Quelques données sur le comportement et le régime alimentaire. Ciconia 35 (1) : 25-28.
Photo : M. Chatelain

posté par Nidal Issa
mardi 12 juin 2012
avinews
Le Courlis cendré Numenius arquata en Lorraine : effectif, évolution des populations et bilan des mesures agri-environnementales
Le Courlis cendré est menacé en Europe par la disparition de son habitat et l’intensification des pratiques agricoles. Depuis la réforme de la PAC en 1992, les Mesures Agri-Environnementales (MAE) sont le principal outil utilisé pour la conservation de l’espèce.
Une enquête réalisée en Lorraine par le COL indique la présence de 75 à 80 couples nicheurs répartis exclusivement dans les grands ensembles prairiaux des vallées alluviales : vallée de la Meuse (36 couples), de la Seille (16-19 couples) et de la Nied (9-11 couples), et secondairement dans les vallées de la Sarre (6 couples), de l’Albe (4 couples) et de la Vezouze (3 couples).
Depuis la dernière enquête datant de 1992, la population nicheuse de Courlis cendré en Lorraine accuse un déclin d’environ 40 %, particulièrement marqué dans les vallées de la Meuse et de la Nied (diminution supérieure à 50 %). L’espèce connaît dans cette région une contraction de sa répartition accompagnée d’une disparition des petites populations isolées.
Dans le cas de la Lorraine, les MAE ont globalement été insuffisantes pour enrayer le déclin du Courlis cendré. Une meilleure conservation de l’espèce passe par l’étude et la détermination des mécanismes biologiques et des facteurs historiques qui interviennent dans les tendances locales et par une extension et une localisation plus pertinente des surfaces de prairies bénéficiant de MAE « retard de fauche ».
Source :
BRODIER S. (2011). Le Courlis cendré Numenius arquata en Lorraine : effectif, évolution des populations et bilan des mesures agri-environnementales. Ciconia 35 (1) : 1-21.
Photo : Fabrice Cahez

posté par Nidal Issa
lundi 21 mai 2012
avinews
Etudes des Pics dans les forêts deux-sévriennes
Un inventaire portant sur les picidés et l’Engoulevent d’Europe a été réalisé en 2011 (et poursuivi en 2012) par le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres dans 12 bois répartis à travers le département. Le protocole se base classiquement sur la méthode des points d’écoute éloignés d’au moins 1km les uns des autres. Les espèces contactées sont le Pic vert, le Pic épeiche, le Pic épeichette, le Pic mar (espèce considérée comme rare en Deux-Sèvres) et le Pic noir, dont l’expansion départementale est à l’image de la situation nationale. En revanche, le Pic cendré, dont l’aire de répartition atteint sa limite en Deux-Sèvres, n’a pas été observé. Cette dernière espèce connaît une régression importante à l’échelle nationale justifiant son statut de Vulnérable sur la liste rouge de l’UICN.
Source :
BRAUD C., DEBENEST E. & PASSERAULT J.-M. (2011). Pics et engoulevents en forêts deux-sévriennes. Premiers éléments d'une prospection des oiseaux forestiers. Lirou 30 : 13-19.

posté par Nidal Issa
lundi 21 mai 2012
avinews
Evolution des populations de Chevêche d’Athéna et de Petit-duc scops en Deux-Sèvres entre 1999 et 2010
Le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres a lancé en 1999-2000, en partenariat avec le CNRS de Chizé, une enquête nocturne à grande échelle (60 % du département), reproduite 10 années plus tard (2009-2010) selon un protocole identique. Les espèces concernées sont la Chevêche d’Athéna et le Petit-duc scops.
Chevêche d’Athéna : l’analyse des points d’écoute montre une extension générale de l’aire de répartition évaluée à 8% en 10 ans avec cependant des variations en fonction des habitats. Les densités les plus élevées sont notées en plaine céréalière mais également dans les zones de transition plaine-bocage, en augmentation. La population deux-sévrienne est estimée à 1 000 – 1350 couples en 2009-2010 contre 610 – 930 couples en 1999-2000.
Petit-duc scops : les résultats mettent en évidence une diminution du nombre de contacts en 10 ans, de l’ordre de 30%. Cette régression est principalement liée à une forte baisse de la fréquence de contacts dans les zones de transition plaine-bocage. Le déclin observé peut cependant être en partie influencé par les fluctuations interannuelles que connaissent les populations nicheuses de cette espèce migratrice. La population deux-sévrienne est estimée à 80-100 couples en 2009-2010 contre 110 – 140 couples en 1999-2000.
Source : CHIRON D. & FICHET X. (2011). Evolution des populations de Chevêche d’Athéna, de Petit-duc scops et de quatre autres espèces associées en Deux-Sèvres entre 1999 et 2010. Lirou 30 : 2-11.
Photo : FabriceChanson

posté par Nidal Issa
mercredi 9 mai 2012
avinews
Etat des connaissances des pies-grièches dans la Loire sur la période 1999-2009
Trois espèces de pies-grièches sont présentes dans la Loire : la Pie-grièche écorcheur, la Pie-grièche grise et la Pie-grièche à tête rousse. En 2008, la LPO Loire a entrepris, grâce au soutien du Conseil Général, la réactualisation des connaissances de chacune de ces 3 espèces. L’objectif était de déterminer le statut actuel, la répartition et les effectifs nicheurs des pies-grièches en se basant sur l’analyse des données disponibles dans la base de données de l’association entre 1998 et 2008 complétée par une enquête de terrain.
- Pie-grièche écorcheur (la plus commune) : la population départementale a été estimée entre 1 000 et 3 000 couples. Elle est caractérisée par d’importantes fluctuations interannuelles générées par les conditions climatiques lors de la reproduction. La tendance d’évolution des effectifs serait en déclin avec des régressions observées en plaine, notamment dans le Forez. L’espèce est présente dans toutes les tranches d’altitude mais moins fréquente au-delà de 900 mètres.
- Pie-grièche grise : 8 à 21 couples nicheurs ont été recensés. La population est très fragmentée avec des noyaux identifiés relativement éloignés les uns des autres. La moitié des effectifs se cantonnent au plateau de Saint-Bonnet-le-Château au sud des Monts du Forez.
- Pie-grièche à tête rousse : L’espèce semble se maintenir dans le département avec une population nicheuse comprise entre 16 et 29 couples. Par ailleurs, les différents noyaux sont à ce jour interconnectés, ce qui assure des échanges entre noyaux et une relative continuité territoriale.
Retrouvez les analyses et les résultats complets et très détaillés dans l’article ci-dessous d’où ont été extraites ces informations.
Source :
VERICEL E. (2010). Les pies-grièches dans la Loire : état des connaissances sur la période 1999-2009. Rémiges. Revue scientifique de la LPO Loire. 6 : 4-24.

posté par Nidal Issa
mercredi 9 mai 2012
avinews
Recherche et suivi des Circaètes dans l'Ariège
Dans la région Midi-Pyrénées, le Circaète-Jean-le-Blanc fait l’objet depuis quelques années d’une attention particulière. En période de reproduction, les couples nicheurs sont recherchés et étudiés de manière ciblée afin de mieux connaître son écologie et son habitat dans la région.
Les suivis effectués sur le piémont pyrénéen en 2010 et 2011 ont permis de localiser plusieurs couples et d’identifier les sites de nidification : 15 à 17 couples ont été trouvés dans la zone prospectée dont 4 pour lesquels l’aire a été découverte et la reproduction prouvée. Basé sur une implication entièrement bénévole, ce travail a permis de mieux cerner la répartition, l’occupation et la densité du Circaète dans le piémont pyrénéen. L’année 2012 est d’ores et déjà consacrée à la poursuite de ce suivi avec comme perspective la publication ultérieure des résultats détaillés.
Source :
FREMEAUX S. (2012). Le Circaète Jean-le-Blanc en Ariège. Nature Midi-Pyrénées. L'Epeiche du Midi. 40.
Photo : Christian AUSSAGUEL

posté par Nidal Issa
mercredi 9 mai 2012
avinews
Parution de l’atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées
Le nouvel atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées est paru en mars 2012. Co-édité par Nature Midi-Pyrénées et Delachaux & Niestlé, cet ouvrage dresse l’état des lieux de l’ensemble des espèces d’oiseaux nichant dans la région.
En effet, la région Midi-Pyrénées est la plus vaste région de France, comprenant huit départements (Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne) et combinant une diversité de milieux exceptionnelle, située au carrefour des quatre grandes régions biogéographiques présentes à l'échelle nationale (le domaine pyrénéen, le domaine méditerranéen, le domaine océanique et le domaine continental). Elle constitue par ailleurs un lien majeur entre la péninsule Ibérique et le nord de l'Europe. L'Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées recense 190 espèces nicheuses principales et occasionnelles. Pour chaque monographie : 1 carte de répartition régionale précise et lisible (10 x 10 cm) qui signale les nicheurs certains, probables et possibles, 2 photographies de l'espèce et du milieu où elle niche. Il s'adresse aux spécialistes passionnés et plus largement à tous les curieux, habitant ou séjournant ponctuellement dans la région Midi-Pyrénées.

posté par Nidal Issa